Fraternité et Laïcité

Texte publié dans le numéro 154 de la Revue de la Fraternité d’Abraham.

 Invité l’été dernier dans l’île de La Réunion, j’y ai découvert ce qui pour moi est la véritable laïcité, en esprit et en action. Et puis, lors de mon séjour, j’ai découvert aussi que ce que je nommais laïcité, les Réunionnais l’appelaient fraternité. Toutes les caractéristiques, la définition, les voies qui y mènent, les conséquences, le modèle de société qu’elles génèrent, les niveaux concernés, le niveau personnel, le niveau relationnel, le niveau collectif, et jusqu’à la nature de ce qui y fait obstacle, tout est identique, tout ce qui peut être dit de l’une peut l’être de l’autre.

En parcourant l’île, qui, comme chacun sait, est un département français, et, qui plus est, une région à elle toute seule, je l’ai trouvée entièrement parsemée de temples et d’ashrams hindous, de temples bouddhistes, aussi bien tibétains que chinois, de mosquées et de synagogues, d’églises catholiques et de centres spirituels baha’ïs. Il ne manque que les sikhs.

Non seulement tous ces lieux de culte sont implantés de longue date sur le territoire, mais encore les cultes eux-mêmes, les fêtes, les célébrations sont pratiqués tout naturellement et habituellement, dans toutes leurs complexités et leur intégralité, aussi différents et étranges les uns aux autres qu’ils puissent être. Et pour tout cela, aucune autorisation particulière, aucune ingérence des pouvoirs publics.

Je ne me suis pas contenté de visiter les lieux de culte. J’ai demandé à avoir, et obtenu, un entretien avec le responsable de chacun d’eux. Tous sans exception m’ont décrit leurs relations avec les fidèles des autres religions comme parfaitement cordiales, amicales et même chaleureuses.

D’ailleurs, j’ai plusieurs fois rencontré, dans mes visites aux leaders religieux, des représentants d’autres cultes, eux aussi en visite ou de passage.

Mais il ne faudrait pas conclure de ce constat que les religions s’entendent entre elles contre ceux qui ne croient pas, contre d’éventuels ennemis. Non seulement les non-croyants traitent tout ce qui touche à la religion comme faisant partie intégrante de la société, mais encore ils entretiennent avec les croyants de toutes dénominations, des rapports exemplairement bienveillants et respectueux.

Le périodique communiste de l’île « Témoignages » publie dans chacun de ses numéros des informations concernant la vie des différents lieux de culte, des reportages à l’occasion d’événements religieux et quelquefois même des explications au sujet de tel ou tel usage, expression ou terme, propre à un rituel ou à un autre.

Depuis une douzaine d’années, existe dans le département un Groupe de Dialogue Interreligieux de La Réunion (GDIR) qui rassemble, sous la présidence d’un musulman, Idriss Issop-Banian, les principaux représentants des communautés religieuses de l’île, à commencer par le swami Advayananda pour les hindouistes, et Mgr Gilbert Aubry pour les catholiques.

Le GDIR organise un événement chaque automne, pour la 3ème fois cette année, appelé Journée Réunionnaise de la Fraternité, et qui rassemble plusieurs milliers d’habitants de l’île, toutes convictions confondues.

Le meilleur moyen, pour se rendre compte de l’importance que revêt la notion de fraternité, est de se reporter aux textes de présentation de l’Appel à la Fraternité réunionnaise.

« L’Appel à la Fraternité réunionnaise » proclamé par l’ensemble des participants au rassemblement organisé au Jardin de l’Etat à Saint-Denis ne se contente pas de lancer des vœux pieux, abstraits et sirupeux. Il a un sens concret, constructif et social, en proclamant notamment :  «Nous sommes capables de bien vivre ensemble en frères. Luttons pour la justice et la solidarité. Apprenons à nous entraider pour réussir notre destin. Et porter ensemble notre terre vers son horizon d’avenir ».

Idriss Issop-Banian a insisté sur le fait que cette « Journée Réunionnaise de la Fraternité » n’est pas une fête religieuse mais une célébration placée sous le signe de la laïcité, qui concerne tous les Réunionnais, quelle que soit leur culture. Car la fraternité est à la fois un idéal républicain, religieux et philosophique, dont toutes les associations et institutions doivent s’emparer en bâtissant une société équitable, harmonieuse et solidaire, parce qu’il y a encore beaucoup de choses à changer dans notre pays pour créer les conditions d’un peuple fraternel.

En effet, il ne peut pas y avoir de fraternité s’il n’y a pas de justice, d’égalité, de partage équitable des revenus, de respect des droits fondamentaux de tous les citoyens (droit à l’emploi, au logement, à la formation, à des moyens de vivre décemment, à la santé, au pouvoir…). Et pour y parvenir, il faut agir, s’engager, se consacrer ensemble à la lutte dans ce but ; sinon, ce sont simplement de beaux discours et des proclamations d’intentions sans résultats positifs.

L’union pour changer les conditions de notre vivre ensemble, une union la plus large et la plus forte possible de toutes celles et tous ceux qui se disent favorables à la fraternité est indispensable face à l’union de ceux qui veulent conserver ce modèle social, par intérêt. Cela doit être notre priorité.

Si on ne se bat pas pour l’union et dans l’union pour construire une société fraternelle, on se comporte en hypocrite. Il n’y a qu’à voir certains actes de trahison et de division qui ont marqué les élections sénatoriales. Pour défendre leurs intérêts, certains électeurs se seraient fait payer  1 600 euros par voix par les néo-colonialistes, au détriment du peuple réunionnais. Avec de tels comportements, on est loin des valeurs pour lesquelles s’est battu George Semprun, décédé le 7 juin dernier à 88 ans. Dans le numéro de septembre 2011, la revue « Philosophie Magazine » publie un entretien avec cet écrivain, héros de la résistance anti-nazie, grand militant communiste, ancien ministre de la Culture en Espagne. L’auteur du chef d’œuvre « L’écriture ou la vie » y déclare notamment : «Face au mal absolu, la fraternité permet de s’en sortir ».

 Cela nous fait penser au livre publié en mars 2009 par un dirigeant du Parti Communiste Réunionnais, Ary Yee Chong Tchi Kan, sous le titre « Réconciliation et fraternité ». cet ouvrage souligne qu’« une grande menace pèse sur la cohésion sociale de notre société » et que «ce genre de défi ne peut être traité par des mesures conventionnelles. Un sursaut collectif est nécessaire en faveur d’un changement total de perception et de perspectives ». Voilà pourquoi son auteur plaide pour une « démarche en co-responsabilité, par le dépassement de soi et l’union sur l’essentiel ».

Le Groupe de Dialogue Interreligieuxde La Réunion, sous la présidence de Idriss Issop Banian, a tenu une conférence de presse pour le « lancement de la décennie de la fraternité ». En effet, après dix ans d’existence, le groupe d’une quarantaine de membres a insisté sur le dialogue entre les membres des diverses confessions religieuses. Le dialogue à l’intérieur du groupe a engendré une réelle fraternité entre ses membres.

Le Groupe de Dialogue préoccupé par la situation sociale et économique du pays veut promouvoir davantage encore « les valeurs humanistes telles que le respect de la vie, de la dignité de la personne humaine, le refus du racisme, de la discrimination et de l’exclusion sous toutes leurs formes, le sens de la responsabilité, de la solidarité et de l’équité, le respect de notre identité, de notre langue, de notre Histoire, de nos richesses culturelles et spirituelles, ainsi que le respect de notre environnement. » C’est pourquoi le Groupe lance l’appel ci-joint.

Concrètement, le Groupe propose de vivre le dernier dimanche de septembre comme « Journée de la fraternité » à La Réunion. Un pique-nique fraternité est organisé à Bois-Madame, près de l’usine de la Mare à Sainte-Marie pour partager un moment de rencontres: messages, temps de détente, chants, etc. D’autres initiatives suivront avec des conférences débats dans toute l’île.

Nous sommes noirs, blancs, jaunes et métissés. Nous sommes de toutes couleurs. Croyants ou pas, nous croyons en la Vie. Et nous voulons tous, ici, vivre en frères. Car est venu maintenant le temps de la fraternité !

La Réunion, c’est notre île et nous l’aimons. Nous voulons la protéger et l’embellir aussi. Allons relever le défi de vivre vraiment ensemble. Exigeons le respect pour nous-mêmes et pour tous. Respect pour l’amour, les couples et les familles. Respect pour les femmes et pour les hommes. Respect pour les enfants, les jeunes et les personnes âgées. Respect pour nos voisins et notre prochain quel qu’il soit. Respect pour notre environnement et notre cadre de vie. Soyons respectueux les uns des autres dans notre société. Rejetant le mal qui blesse l’âme et tue le corps.

Tous, nous sommes capables de vivre ensemble. Ne restons pas dans les ténèbres, allons à la lumière ! Brisons la peur et libérons nos esprits. Pour rejeter la haine ainsi que la violence. Pour faire taire nos égoïsmes ainsi que toute vengeance.

Nous sommes capables de bien vivre ensemble en frères. Luttons pour la justice et la solidarité. Apprenons à nous entraider pour réussir notre destin. Et porter ensemble notre terre vers son horizon d’avenir.

Nous sommes capables de mieux vivre ensemble. Et nous voulons la paix, toujours et partout. Ici dans notre île, dans notre pays et pour la terre entière. La paix enfin comme une fleur au fond de chaque cœur.

Fraternité et Responsabilité se donnent la main. Oui, voilà le socle de notre unité ! Bonjour, pardon, merci, bonsoir. Saluons-nous, moi, toi, lui, elle, venus de n’importe où. Et puis, allons dire, ici et partout. Que nous vivons déjà en peuple arc-en-ciel. Porteurs d’espérance comme un grand soleil.

 

Après cette citation qui culmine en pure poésie (Idriss Issop-Banian est un poète reconnu dans toute l’île) voyons ce bref historique dans lequel nous trouvons de nouveau le parallèle entre la laïcité et la fraternité.

Le Groupe de Dialogue Inter-religieux existe depuis 10 ans déjà. Des années d’expérience et d’aventure exaltantes qui l’ont inscrit durablement dans le paysage sociétal réunionnais.

Notre Groupe s’est fait connaître en janvier 2000 par la proclamation de notre Manifeste pour un Dialogue spirituel et il a été projeté au devant de la scène par les événements du 11 septembre 2001 d’abord par notre premier rassemblement de prière et, dans la foulée, par la Marche pour la Paix d’octobre 2001. Depuis, sa visibilité et sa notoriété n’ont fait que grandir grâce notamment à nos rassemblements publics, nos conférences, nos prises de position ainsi que nos engagements constants auprès de diverses associations ou même d’ institutions.

L’année 2005 a été un moment fort de la vie du Groupe. La célébration du centenaire de la Loi de laïcité de 1905 a été l’occasion d’ un partenariat ouvert et réussi avec les autorités publiques pour mettre en évidence l’ originalité de notre vivre ensemble dans le respect de la laïcité. Nous avons été même invités, en 2006, à aller présenter au Sénat cette « manière réunionnaise de vivre la laïcité ». Nous voici donc arrivés au terme de cette décennie du dialogue. Ce cheminement ensemble, de la quarantaine de membres de toutes confessions qui composent notre Groupe, a tissé entre nous des liens riches et féconds d’amitié et de confiance. Cette expérience formidable de rencontres, de partage et d’engagement au service de notre île, nous convainc chaque jour de la nécessité de promouvoir davantage encore les valeurs humanistes telles que le respect de la vie, de la dignité de la personne humaine, le refus du racisme, de la discrimination et de l’exclusion sous toutes leurs formes, le sens de la responsabilité, de la solidarité et de l’équité, le respect de notre identité, de notre langue, de notre histoire, de nos richesses culturelles et spirituelles, ainsi que le respect de notre environnement. Comme nous le proclamions dans notre Manifeste de l’ An 2000 ainsi que ce qui est inscrit dans nos statuts, notre credo est, et restera toujours, l’ édification d’une société réunionnaise harmonieuse et fraternelle. Notre Ile est traversée depuis quelques mois par des tensions certaines : les effets de la crise, l’aggravation du chômage, la montée de la délinquance, les violences intrafamiliales…

Tous ces signes peuvent, si on n’y prend garde, aboutir à l’ altération de notre cohésion sociale.

Face à cette situation nous appelons nos compatriotes à un sursaut. Nous leur demandons de ne pas se laisser gagner par la peur ou la morosité. Et nous pensons que, tous ensemble, nous sommes capables de relever le défi et d’envisager l’avenir avec confiance et sérénité, dans la responsabilité et la solidarité. Nous les invitons à emprunter avec nous la voie de la sagesse. Et à mettre le cap vers l’Ile de la Fraternité.

La Fraternité est idéal républicain. Elle est aussi une valeur partagée à la fois par les traditions religieuses et les ordres philosophiques. Elle peut, si nous le voulons, devenir l’idéal commun à toute la population réunionnaise sans distinction aucune.

La Fraternité ne se décrète pas. Elle se vit, elle s’éprouve par l’aspiration à une communauté de destin voulue et assumée. Elle demande une exigence de tous les instants pour résister à la tentation du repli sur soi, pour aller vers l’autre, tendre la main et reconnaître chacun dans son humanité et son égale dignité. Elle exige dans notre relationnel de chaque jour une attitude d’écoute, un esprit de bienveillance et de conviviance, une grandeur d’âme. L’alchimie de notre vivre ensemble n’a pas terminé sa floraison. Tout un champ à ensemencer s’ouvre devant nous. Nous invitons l’ensemble de la population de La Réunion à écrire avec nous les premières pages de notre Décennie de la Fraternité pour instituer dans notre île une culture de la non-violence, de la solidarité, du respect et de la paix. Et de l’espérance. Que demain sur la carte du monde et en lettres de lumière notre île soit désignée comme l’Ile de la Fraternité !

 

Au début de ce texte, j’ai parlé de véritable laïcité. Nous retrouvons la formulation équivalente, en découvrant l’existence dans l’île de La Réunion, d’un Musée de la Vraie Fraternité.

Ce musée permet de survoler des décennies d’Histoire de l’île de La Réunion, basée sur le mélange des cultures, et des origines. Son nom représente tout à fait ce département français, la fraternité entre les communautés. Parmi les trésors de ce musée, la reconstitution de case en torchis ainsi que de salles de classe ou d’autres lieux de vies. Des automates criants de vérité sont là pour expliquer diverses époques, avec des enfants, des enseignants, mais aussi des lépreux.

Ce musée est surtout là pour ouvrir les yeux sur la tolérance, et montrer le rôle essentiel de la fraternité entre les peuples. La visite est à la fois instructive et émouvante.

Le musée de la vraie Fraternité a vraiment sa place dans les sites à visiter absolument à Saint-Denis. L’île de La Réunion est riche de paysages, de faune, de flore mais surtout d’une population avec différentes origines. Le musée de la vraie Fraternité souhaite avant tout mettre cette qualité en avant, et rappeler que tout le monde est le bienvenu sur l’île de La Réunion. C’est un musée à découvrir en famille, car son but est principalement instructif. Ce site est l’occasion de lever le voile sur un petit bout d’histoire de l’île de La Réunion. Le musée de la vraie Fraternité est incontournable pour un séjour dans le nord de l’île. 

 

Enfin, il est intéressant de lire le récit de la troisième Journée de la Fraternité qui s’est tenue en septembre dernier, où l’on voit à nouveau le rôle du Groupe interreligieux dans la société.

L’édition 2011de la Journée réunionnaise de la Fraternité a été célébrée pendant deux jours cette année. Tout d’abord samedi, lors d’une conférence organisée dans l’après-midi au Palais de la Source à Saint-Denis sur le thème : « La non-violence comme moyen d’une paix véritable. »

Cette conférence était animée par le docteur en relations internationales et sociologue Mustapha Ali, représentant pour l’Afrique de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix. Une instance créée en 1970 à Kyoto au Japon pour trouver des solutions pacifiques aux conflits dont souffre l’humanité, et à laquelle a adhéré le GDIR à la fin de la conférence.

Cette rencontre a été ouverte par Michèle Caniguy, vice-présidente du Conseil général, qui a apporté au nom de la présidente Nassimah Dindar un soutien très fort du Département à l’action du GDIR. L’élue saint-andréenne a notamment souligné à quel point il est important de soutenir toutes celles et tous ceux qui se battent pour « renforcer la solidarité réunionnaise » et pour « répondre à la violence de la mondialisation.» Idriss Issop-Banian a expliqué que son association est très attachée à la célébration annuelle de cette Journée réunionnaise de la Fraternité, le dernier week-end de septembre, car c’est un moyen de «consolider notre vivre ensemble, notre cohésion sociale, d’autant plus que cette Journée appartient à l’ensemble des Réunionnais ». « Voilà pourquoi ce grand moment de convivialité et d’amitié est un événement fort et important du calendrier de la société réunionnaise, a déclaré le président du GDIR.

Elijah Baïchoo, vice-président du GDIR a plaidé dans le même sens en rappelant que « la première violence dans le monde est le fait que deux milliards de personnes doivent essayer de vivre avec moins d’un dollar par jour », alors que d’autres se remplissent les poches et ne pensent qu’à leur intérêt.

Le docteur Ali a ensuite fait un exposé très intéressant sur les différentes dimensions de la lutte pour la paix dans le monde. Il a notamment dénoncé le fait que les religions sont encore trop souvent utilisées par des chefs religieux et politiques pour défendre les intérêts des plus riches.

C’est pourquoi, dit-il, « il n’y a pas de sécurité dans les sociétés où les personnes sont opprimées ; la paix est détruite lorsqu’il y a des discriminations». Il a également signalé que « sur les quelque 2 300 conflits qui ont frappé des peuples sur la Terre depuis 1990, 47% ont pu être résolus par des moyens pacifiques, 7% par des moyens militaires, mais environ 40% ne sont toujours pas résolus ». Or «le meilleur moyen pour éviter les conflits est le dialogue afin d’aller vers un partage équitable des ressources ».

Le même état d’esprit pour cultiver concrètement la fraternité dans notre île et dans le monde a marqué la rencontre d’hier au Jardin de l’Etat à Saint-Denis. Cette rencontre, organisée également par le Conseil général, a commencé en fin de matinée par plusieurs interventions de responsables associatifs.

Après les allocutions d’Idriss Issop-Banian, de Mustapha Ali, de Thérèse Baillif (Collectif pour l’élimination des violences intra-familiales), d’Aristide Payet (Union départementale des associations familiales) et de Darmapalah Seethanen (groupement de laïcs), l’ensemble des participants à ce rassemblement a proclamé ensemble « l’Appel à la fraternité réunionnaise », au contenu très riche en idées constructives.

La journée s’est poursuivie avec des prestations culturelles (poèmes, musique, chants) dont celles de Mgr Gilbert Aubry et du Groupe d’animation de l’Eperon, animé par Jocelyne Lakia.

Il y a eu également un pique-nique en partage et des expositions dans divers stands, ainsi que des visites de personnalités réunionnaises comme Nassimah Dindar, présidente du Conseil général.

Comme l’a prouvé cette manifestation, « nous sommes tous capables de bien vivre ensemble en frères ». Mais quand on connaît la situation réelle dans le pays, il y a encore beaucoup à faire ensemble  pour mettre en œuvre tous les appels lancés ce week-end à la justice et à la solidarité, pour une société fraternelle à La Réunion.

Nous avons vu, à travers ces documents, que les définitions de la fraternité pourraient être celles de la laïcité. L’importance accordée à la première est une preuve de plus que La Réunion est un modèle de la seconde. L’une comme l’autre sont la condition de la paix.

Père Higoumène BARSANUPHE
Vice-Président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix
Président du Collectif Interreligieux Multilatéral pour la Paix

Larges extraits de ce texte reproduits sur le site du journal réunionnais Témoignages en deux parties:

1ère partie

2ème partie